Variable aléatoire discrète
Définition
Une variable aléatoire X est une fonction qui associe à chaque issue ω d’une expérience aléatoire un réel X(ω).
Elle est discrète si elle ne prend qu’un nombre fini (ou dénombrable) de valeurs.
Loi de probabilité
La loi de probabilité de X est le tableau donnant, pour chaque valeur xi, la probabilité pi=P(X=xi) :
| X | x1 | x2 | ⋯ | xn |
|---|
| P | p1 | p2 | ⋯ | pn |
Condition : i=1∑npi=1
Espérance
L’espérance de X est la valeur moyenne attendue sur un grand nombre d’expériences :
E(X)=i=1∑nxi⋅pi
Propriétés :
- E(aX+b)=aE(X)+b
- E(X+Y)=E(X)+E(Y)
L’espérance est le centre de gravité de la distribution.
Variance et écart-type
La variance mesure la dispersion des valeurs autour de l’espérance :
V(X)=E[(X−E(X))2]=i=1∑n(xi−E(X))2⋅pi
Formule de König-Huygens (plus pratique) :
V(X)=E(X2)−[E(X)]2ouˋ E(X2)=∑i=1nxi2⋅pi
Propriétés :
- V(X)≥0
- V(aX+b)=a2V(X)
L’écart-type est σ(X)=V(X).
L’écart-type est dans la même unité que X — il mesure l’écart typique à la moyenne.
Exemple complet
On lance un dé équilibré. Soit X le gain en euros : +2 si on obtient 6, −1 sinon.
| X | −1 | 2 |
|---|
| P | 65 | 61 |
Espérance :
E(X)=(−1)×65+2×61=−65+62=−63=−0,5
En moyenne, on perd 50 centimes par lancer. Le jeu est défavorable.
Variance :
E(X2)=(−1)2×65+22×61=65+64=69=23
V(X)=23−(−21)2=23−41=45
σ(X)=45=25≈1,12 euro
Jeu équitable
Un jeu est dit équitable si E(X)=0 : en moyenne, ni gain ni perte.
Variable aléatoire de Bernoulli
Une variable X suit une loi de Bernoulli de paramètre p si :
P(X=1)=petP(X=0)=1−p
Elle modélise une épreuve à deux issues : succès (X=1) ou échec (X=0).
E(X)=pV(X)=p(1−p)σ(X)=p(1−p)
Interprétation de l’écart-type
Loi des grands nombres : Lorsqu’on répète une expérience un grand nombre de fois, la moyenne des résultats observés converge vers E(X).
L’écart-type quantifie les fluctuations autour de cette moyenne : plus σ est petit, plus les résultats sont concentrés autour de E(X).